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Humbert Michel alias "l'Aigle-de-groisy"

Marathon des Hauts De Seine 1992

26 Avril 1992 Publié dans #Marathon

Pour profiter pleinement de son premier marathon et envisager une progression sereine, mon entraîneur Peytavin recommande de respecter scrupuleusement les temps de passage prévus, basés sur le niveau atteint lors de l’entraînement, plutôt que sur une estimation initiale. À cette époque, certains pensaient qu'il était judicieux de s'engager dans de longues séances d'entraînement sur plusieurs mois, ce qui les poussait à courir sous la pluie et le froid pendant l'hiver en préparation d'un marathon printanier. En revanche, d'autres, guidés par l'expérience de leur coach, savaient qu'il valait mieux se concentrer sur une saison de cross axée sur la vitesse et la résistance, évitant ainsi une fatigue mentale et physique excessive. Après cela, un entraînement spécifique de quatre à cinq semaines leur permettait d’aborder la course dans une meilleure condition, non pas seulement dans le but de terminer, mais avec une aisance accrue. Pour ma part, considérant mes capacités et mes temps d'entraînement, je pense être en mesure de courir un semi-marathon à une allure de 3'10 au kilomètre, ce qui rendait un objectif de 3'25 au kilomètre raisonnable pour vivre cette première expérience marathonienne de manière positive et envisager une progression future.

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Marathon des Hauts De Seine qui deviendra Marathon de Paris

Marathon des Hauts De Seine qui deviendra Marathon de Paris

Marathon des Hauts De Seine 1992
Marathon des Hauts De Seine 1992
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Marathon des Hauts De Seine 1992

Le départ du marathon réunit entre 2 000 et 3 000 coureurs à 10h, devant l'Arche de la Défense, sous une météo plutôt favorable. Je me joins à un groupe dont le rythme correspond à mes temps de passage. À 5 km, je franchis la ligne en 17'02, ce qui est parfait. Cependant, je ne reste pas assez attentif à mon allure et, au kilomètre 10, je me retrouve avec un retard de 26 secondes, affichant un temps de 34'36. Je décide alors de quitter ce groupe pour me concentrer sur ma propre allure, entamant ainsi une longue remontée. En tant que néophyte, je découvre que la majorité des coureurs partent plus rapidement dans les premiers kilomètres, espérant ainsi résister à la fatigue jusqu'à la fin.

Au kilomètre 15, je passe en 51'49, toujours avec un retard à cause d'un parcours venteux et vallonné qui complique la régularité de mon allure. À 25 km, j’atteins 1h25'10, doublant sans cesse des concurrents pour suivre mes objectifs. Enfin, j'atteins le fameux kilomètre 30 en 1h42'20, puis le 35 en 1h59'48. À ce stade, je me sens bien, sans signe d'un "mur" à l'horizon, et je commence à envisager une arrivée rapide.

C'est alors que se révèle la véritable nature du marathon : à partir du kilomètre 38, en seulement 3 km, un sentiment de pessimisme m'envahit subitement, accompagné d'une fatigue intense. Je réalise que je vais devoir gérer ces quatre derniers kilomètres avec plus de prudence pour terminer la course. Au final, je passe la ligne d'arrivée avec un temps de 2h27'27.

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