Marathon des Jeux Méditerranéens à Narbonne
Les inconvénients de ces Jeux Méditerranéens, pour quelqu'un qui n'y est pas habitué, sont nombreux. Tout d'abord, il y a le manque de liberté dans la gestion de son emploi du temps dès que l'on intègre l'équipe, et cela est encore plus vrai dans le cadre des Jeux. Par exemple, il est impératif de partir le jeudi depuis l'aéroport de Genève pour rejoindre Roissy, où se fait le regroupement de l'équipe de France. Ensuite, il faut prendre un nouvel avion pour Montpellier, suivi d'un trajet en car jusqu'au camp des athlètes au Cap d'Agde. Cette première journée occupe toute la matinée du jeudi, suivie d'une après-midi consacrée à la visite des épreuves au stade, avant un footing programmé à 20h, sous une chaleur assez intense. Le vendredi commence avec un footing matinal, suivi d'une reconnaissance du parcours marathon l'après-midi. Le samedi, on répète avec un footing matinal et une visite aux épreuves au stade l'après-midi. Enfin, le dimanche débute très tôt avec un lever à 5h, car la course est prévue à 9h, et la chaleur est déjà pesante autour de Narbonne.
Contrairement à ma participation à un championnat du monde de montagne en 1992 en Italie, cette épreuve me plonge dans un stress inédit dès que je me retrouve sur la ligne de départ. Après trois jours à être perçu par les supporters comme une "star" dans notre survêtement de l'équipe de France, à signer des autographes chaque fois que l'occasion se présente, j'apprécie ce moment. Cependant, sur cette ligne, je ressens la pression d'être le moins fort des trois coureurs représentant la France, avec le poids de devoir honorer notre pays lors de cette compétition majeure et médiatisée, qui plus est en France. Nous sommes seulement quelques coureurs à être compétitifs, et j'ai peur de ne pas réussir à suivre le rythme en choisissant de courir à mon allure personnelle.
À ma grande surprise, le départ du marathon est extrêmement lent, avec un rythme de 3'36 au kilomètre, et nous passons le cinquième kilomètre en 18 minutes. Par moments, le rythme s'accélère par à-coups, mais je prends les devants dans les sections montantes entre le 10e et le 15e kilomètre, ma priorité étant de maintenir une allure régulière pour terminer ces 42 kilomètres sous la chaleur, sachant que je ne fais pas partie des favoris.
Comme je l'avais redouté, après un passage au 20e kilomètre en 1h06'50, les coureurs favoris passent à la vitesse supérieure, en réalisant deux kilomètres consécutifs en 2'50/km. La véritable course commence alors entre les potentiels vainqueurs, et je choisis de ralentir pour finir dignement. Cette décision s'avère salvatrice, car au 39e kilomètre, je subis un "coup de chaud" qui me contraint à marcher jusqu'au ravitaillement du 40e kilomètre, atteint en 2h25. Grâce à un apport glucidique salvateur, je parviens à redémarrer et termine finalement 11e en 2h34'41.
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